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La classe 2C de l’école Mazzini de Rome, guidée par les professeures Barbara Lalle et Elena Andreuzzi Baldini, a vécu une expérience intense et significative en participant au projet IOSONOVULNERABILE de Sergio Mario Illuminato. Avec enthousiasme et profondeur, les élèves ont donné voix à leurs ressentis à travers des œuvres artistiques qui explorent la vulnérabilité non comme une fragilité, mais comme la condition humaine la plus authentique.
Un rôle fondamental dans ce parcours a été joué par Barbara Lalle, non seulement enseignante mais aussi artiste, dont le travail a toujours interrogé les thèmes de l’identité et de la fragilité humaine. Sa sensibilité et son expérience ont inspiré les élèves à exprimer avec authenticité et courage leurs ressentis, transformant le processus créatif en un véritable acte de conscience et de partage.
Certains élèves ont choisi de raconter en première personne ce que ce parcours a laissé en eux, offrant des réflexions qui vont au-delà du simple exercice scolaire : la vulnérabilité n’est pas seulement un mot, mais une réalité qui nous connecte tous, un espace de dialogue dans lequel se reconnaître et s’accepter.
Cette expérience a débuté par une visite de l’exposition à Villa Altieri, guidée par la professeure Carmen Manzo, et s’est transformée en un précieux chemin de croissance et d’échange. Chaque trait, chaque mot, chaque image exposée par les élèves a été le signe tangible d’un cheminement intérieur, une façon de dire au monde : “Je suis là, avec mes questions, mes peurs, ma force.”
Être vulnérable : un art, une force

Devant nous se trouve le collage final des œuvres réalisées par les élèves de la 2C de l’école Mazzini. Ce n’est pas seulement une composition de dessins, mais un récit. Un récit d’émotions, de peurs, de questions suspendues dans l’air. C’est un miroir dans lequel, si l’on s’arrête pour regarder attentivement, on peut se reconnaître soi-même.
Il y a un cœur au centre de la scène, un cœur anatomique, vrai, palpitant. Pas le symbole stylisé que nous dessinons habituellement, mais un cœur fait de chair, de veines, de blessures. Un cœur qui porte en lui la beauté et le tourment d’être vivant. À côté, des visages, des corps, des écrits. Des fragments de miroir qui reflètent des identités en construction, des doutes existentiels, des peurs chuchotées.
Un garçon demande : “Pourquoi personne ne me veut ?” Un autre se demande : “Si j’enlève mon cœur, quelqu’un m’acceptera-t-il ?” Ce sont des mots qui griffent, qui nous obligent à nous arrêter. Car, au fond, qui ne s’est jamais senti ainsi au moins une fois ? Qui n’a jamais ressenti la peur de ne pas être assez, de ne pas être vu ?
Pourtant, au milieu de tout cela, il y a un papillon. Un papillon qui se pose sur une fleur née entre les fissures de l’asphalte. Une image puissante : la vulnérabilité n’est pas seulement fragilité, elle est résistance. C’est la capacité à refleurir même dans les contextes les plus durs.
Ce collage n’est pas seulement une œuvre visuelle, c’est une déclaration. Il nous parle d’un thème que la philosophie a toujours abordé : la vulnérabilité comme condition humaine. Sartre nous dirait que nous sommes condamnés à être libres, à porter sur nos épaules le poids de notre existence. Heidegger nous rappellerait que le soin, le besoin de l’autre, est ce qui nous rend authentiquement humains. Et le postmodernisme nous enseigne que nous ne sommes pas un seul bloc solide, mais un ensemble de fragments en perpétuel changement.
Mais au-delà de la philosophie, il y a ici quelque chose de plus direct, quelque chose de viscéral. Il y a l’art. L’art qui ne se limite pas à représenter, mais qui frappe droit au cœur. L’art qui prend nos fragilités et les transforme en un langage universel, en quelque chose qui nous fait sentir moins seuls.
Car au final, être vulnérable n’est pas un défaut. C’est la manière la plus authentique d’être humain. Et quand on apprend à l’accepter, on cesse de se cacher et on commence vraiment à vivre.
Pour clore cette extraordinaire expérience, les mots de la Présidence du Conseil des Ministres, Ministre pour le handicap, Alessandra Locatelli, qui a exprimé sa proximité et son soutien à l’initiative. Une reconnaissance qui nous rappelle que nous pouvons réaliser de grandes choses si nous avons le courage d’y croire.